
En fait, la première cause de la mortalité routière est l'accident, qui, dans la grande majorité des cas, est lié à l'incompétence des conducteurs (au sens large du terme, puisque j'y inclus l'irrespect qui n'est rien d'autre que de l'incompétence en matière de vie en société), et pas uniquement des jeunes qui en sont évidemment (et malheureusement) les premières victimes.
Le but de cette page est de vous donner quelques conseils pour éviter de venir, un jour ou l'autre, grossir ces statistiques, mais aussi, pour vous rendre la route plus agréable.
Libre à vous de les suivre ou non. Mais un minimum de bon sens devrait quand même vous inciter à en tenir compte, si ce n'est pas déjà le cas, dans votre manière de conduire.
Le code de la route a pour but d'harmoniser la
circulation des véhicules sur la chaussée pour assurer la sécurité de tous.
Il dicte une règle de conduite (sans jeu de mots) pour quasiment
toutes les situations que vous pouvez rencontrer en tant que
conducteur. Plus vous respectez le code de la route, plus vous
réduisez le risque de vous trouver dans une situation qui pourra
mener à l'accident.
Si vous décidez toutefois de ne pas respecter une de ces règles
(au hasard, la limitation de vitesse), n'oubliez pas que le code de la
route ne prévoit que ce qu'il dicte. Donc, en vous écartant de ce règlement,
vous n'êtes plus protégé par celui-ci, et les autres non plus.
Vous prenez alors le risque de vous faire sanctionner par les forces
de l'ordre, mais surtout, vous mettez votre vie en danger, ainsi que
celles des autres. Alors, avant de passer à l'acte, réfléchissez bien
à toutes les conséquences de votre décision. En tout cas, pour votre
sécurité (et celle des autres), n'oubliez pas que vous ne devez
jamais cumuler les infractions pour ne pas multiplier
les risques, et que vous devez vous imposer un respect absolu
des autres règles de base ci-dessous.
Au fait, comme pour tous les détenteurs du permis
de conduire, je doute que vous soyez informé personnellement des évolutions
du Code de la route, donc, puisque nul n'est censé ignorer la loi,
je vous conseille d'aller faire un tour dans ma page des liens.
Quoi qu'il en soit, pour bien conduire sur une route,
il est impératif de savoir à l'avance ce que vous
allez rencontrer, en bref, il faut connaître sa route. C'est
à dire, savoir quand et comment elle tourne à gauche
ou à droite, mais également connaître chaque route, chaque chemin, chaque
parking qui débouche sur celle-ci. C'est aussi connaître
chacun des pièges qu'elle peut cacher (trous, bosses, gravillons,
feuilles mortes, ...). C'est enfin, et cela, peu de personnes y pensent,
repérer des voies de dégagement (en cas d'urgence
extrême freiner est souvent insuffisant, il faut alors pouvoir éviter
l'obstacle).
Sur une route que vous fréquentez beaucoup, ces
informations sont faciles à recueillir, mais sur une route que vous
empruntez rarement ou pour la première fois ... vous ne disposez
que de la signalisation (les panneaux et les marques au sol) pour
obtenir ces renseignements. Donc, regardez bien votre route (et ses abords)
et roulez un peu moins vite.
Malgé ces précautions, une (mauvaise) surprise
peut vous attendre à tout moment. C'est à ce moment précis
que vous aurez besoin de connaître votre véhicule.
C'est à dire, savoir comment il va réagir dans des
circonstances peu ordinaires : freinage brusque à petite, moyenne
ou grande vitesse, en ligne droite ou en courbe, sur route sèche,
mouillée ou enneigée, etc. En fait, toute une série
de tests que font généralement subir aux véhicules
les grands médias consacrés à l'automobile (journaux,
émissions de télé, sites internet). Donc, informez-vous
(allez voir ma page de liens).
Mais, rien ne valant l'expérience personnelle,
si vous avez la chance d'avoir un circuit pas très loin de chez
vous (ou à défaut, une route bien dégagée sur
les côtés, avec une très bonne visibilité et
peu fréquentée, mais, prudence ...), faites ces tests vous-mêmes
avec votre propre véhicule.
Maintenant que vous connaissez les réactions de
votre véhicule, vous devez vous intéresser aux vôtres !
Chacun de nous a des capacités différentes, et le code
de la route est rédigé en tenant compte d'une moyenne.
En fonction de vos capacités, il vous faudra adapter celui-ci
en vous imposant des règles plus strictes sur les points où
vous êtes moins à l'aise.
Par exemple, peut être ne vous sentez-vous pas
capable de rouler à plus de 100 Km/h, alors évitez de prendre
l'autoroute ! Ou encore, si un verre de vin suffit à vous faire
tourner la tête et que vous devez prendre le volant, ne le buvez
pas ! Et ainsi de suite, c'est à chacun de vous de trouver ses
limites, et d'agir en conséquence.
Afin de vous aider un peu à situer une de vos limites, je vous conseille de
tester vos réflexes (nécessite l'affichage
des animations et l'activation de Javascript).
Désormais, vous êtes maître de votre véhicule, mais cela n'est
toujours pas suffisant. Un incident peut encore survenir dans des
conditions qui font que l'accident est inévitable,
quelque soit votre maîtrise. Pour éviter ce genre de désagrément,
il faut donc essayer de le prévoir à l'avance, de
façon à pouvoir agir tant que cela est encore utile.
En fait, pour bien anticiper, il faut d'abord observer (principalement
avec ses yeux, mais aussi avec ses oreilles), et ensuite, il faut
imaginer ce qui devrait ou pourrait se produire.
Dans les Trucs et Astuces vous trouverez
de nombreux exemples de situations permettant d'anticiper de plus ou
moins grandes catastrophes.
Je termine par ce qui est peut être le plus important : les autres. Malheureusement, vous n'êtes pas seul sur la route. Il s'agit d'un lieu public, accessible à tous : jeunes, moins jeunes, à pieds, sur deux roues, quatres roues ou plus. Chacun de ces usagers peut réagir à un évènement de façon différente, en fonction de ses moyens physiques, psychologiques ou mécaniques. Faites donc preuve d'indulgence envers la personne qui aura fait une erreur (surtout si elle est sans conséquence), cela peut arriver à tout le monde, y compris à vous-même. En fait, il n'est pas uniquement question ici de courtoisie ou de savoir-vivre, mais aussi d'humilité et de sécurité : si vous êtes conscient que vous n'êtes pas à l'abri d'une erreur, vous êtes conscient que les autres non plus (et réciproquement). Vous n'avez alors plus qu'à ajouter ce risque d'erreur dans votre marge de sécurité, et tout ira pour le mieux ...